Fiabilité Ford Kuga : rappel batterie avant achat ?

Ce qu’il faut regarder avant de choisir. Pour une voiture, la réponse dépend souvent de la génération, de la motorisation, de l’entretien, du kilométrage et de l’usage. Ces différences sont précisées lorsque le sujet le demande.

Oui, un Ford Kuga hybride rechargeable mérite une vérification de rappel avant achat. Si le véhicule est concerné par la campagne 25SC4 et n’a pas encore été traité, le point sensible porte sur la batterie de traction, avec un risque de court-circuit interne pouvant aller jusqu’à l’incendie. En France, cette campagne vise environ 7 500 exemplaires et les montants cités dans cet article s’entendent pour 2026. Le bon réflexe n’est donc pas de fuir toute la génération, mais d’écarter tout exemplaire dont le statut reste flou.

Faut-il fuir le Ford Kuga hybride rechargeable à cause des rappels batterie ?

Le Ford Kuga III en version rechargeable n’est pas à bannir d’office, mais un exemplaire non vérifié ne doit pas être acheté comme une simple occasion parmi d’autres. Le défaut visé peut provoquer une usure excessive des cellules, puis un court-circuit à l’intérieur du pack, avec un risque d’incendie. Une alerte publiée par l’autorité de rappel des produits en date du 03/04/2026 mentionne aussi un risque de perte de puissance.

Le rappel 25SC4 succède à une première opération lancée en mars 2025 sous le code 24S79. Le périmètre annoncé couvre le Kuga hybride rechargeable de troisième génération produit entre 2019 et 2023. Pour les véhicules concernés, le constructeur demande, dans l’attente du passage en atelier, de ne pas brancher la voiture et de l’utiliser comme un full hybrid, c’est-à-dire sans recharge externe.

Lisez aussi :  Voiture de collection pas cher : pièges d'entretien

C’est là que l’angle du sujet compte vraiment. Sur sa page de rappels, le constructeur réserve une consigne d’arrêt immédiat aux rappels d’airbag en écrivant qu’il ne faut plus conduire le véhicule si le rappel mentionne ce mot. Pour le Kuga rechargeable visé par la campagne batterie, la consigne publiée n’est pas l’immobilisation totale : l’instruction est de suspendre la recharge et d’attendre l’intervention. Pour un acheteur, la différence est utile. Elle ne banalise pas le défaut, mais elle évite de confondre deux niveaux d’urgence.

Autrement dit, un Kuga PHEV déjà régularisé peut rester envisageable. Un Kuga PHEV sans preuve de traitement doit, lui, rester en attente ou sortir de votre sélection.

Vérification du numéro d'identification sur un Ford Kuga d'occasion avant l'achat

Comment vérifier si un Ford Kuga d’occasion est concerné par un rappel ?

Le contrôle passe d’abord par le VIN, numéro d’identification du véhicule. Ce numéro permet de viser l’exemplaire exact, pas seulement une année-modèle ou un badge de coffre. Demandez-le avant déplacement, vérifiez qu’il correspond bien à la carte grise et au véhicule présenté, puis faites confirmer le statut de rappel.

Pour la campagne 25SC4, les propriétaires sont contactés par courrier recommandé et l’intervention est prise en charge intégralement par le constructeur. C’est un point simple à exploiter lors d’un achat : soit le vendeur montre la preuve de passage en atelier, soit vous faites vérifier le VIN avant acompte. Sans cette confirmation, vous ne savez pas si vous achetez un SUV familial prêt à rouler normalement ou un hybride rechargeable dont l’usage reste temporairement limité.

Le Kuga a aussi connu un autre rappel publié le 22/08/2024 pour un injecteur de carburant haute pression susceptible de se fissurer, avec accumulation de carburant et risque d’incendie. Ce second point ne concerne pas la même cause technique, mais il rappelle une chose : sur ce modèle, vérifier les campagnes ouvertes compte davantage qu’un simple tour de caisse.

Lisez aussi :  Suzuki Swift fiable ou non face aux versions CVT et DDiS

Quelles erreurs font rater l’achat d’un Kuga rechargeable ?

  • Acheter sur la seule année de mise en circulation fait confondre un véhicule potentiellement concerné et un autre déjà régularisé, ce qui vous laisse découvrir le rappel après la vente ; la bonne méthode consiste à faire contrôler le VIN avant tout engagement.
  • Prendre le rappel batterie pour une formalité administrative conduit à sous-estimer un défaut pouvant provoquer une perte de puissance ou un départ de feu ; il faut exiger une preuve de traitement en atelier, pas une simple promesse orale.
  • Continuer à considérer un Kuga PHEV non traité comme un rechargeable normal expose à un usage inadapté ; tant que l’intervention n’est pas faite, la consigne du constructeur est de ne pas le brancher et de l’utiliser comme un hybride non rechargeable.
  • Écarter toute la génération Kuga III à cause du seul PHEV peut vous faire passer à côté de versions plus sereines ; il faut séparer le cas des hybrides rechargeables du reste de la gamme au lieu de condamner l’ensemble du modèle.
Vue sous le capot d'une motorisation thermique de Ford Kuga lors d'une inspection

Quelles sont les motorisations du Ford Kuga à privilégier pour éviter les pannes ?

Hors version rechargeable, le Ford Kuga 3 présente un tableau plus rassurant en occasion. La génération affiche globalement une bonne fiabilité d’ensemble, avec un vrai point faible identifié sur les versions PHEV, pas sur toute la famille Kuga. Si votre priorité est de simplifier l’achat, mieux vaut viser une motorisation non rechargeable avec historique clair et rappels vérifiés.

Le moteur du Kuga 3 utilise une chaîne de distribution. Pour un particulier, cela compte parce qu’une chaîne évite le remplacement périodique d’une courroie de distribution, donc une dépense programmée de moins à surveiller à long terme. Cela ne dispense ni d’entretien ni de contrôle de cohérence du kilométrage, mais le budget courant est plus lisible.

Lisez aussi :  Fiabilité du Nissan Juke face aux moteurs 1.2 et CVT

Source : bilan UTAC-OTC 2025.

  • Modèle / Génération : Ford Kuga III, Taux de contre-visite 2025 : 6,3 %, Nombre de contrôles : 8 357

Le repère ci-dessus va dans le même sens. Le taux de contre-visite du Ford Kuga III s’établit à 6,3 % sur 8 357 contrôles au bilan UTAC-OTC 2025, face à une moyenne nationale de 18,9 %. Ce résultat n’efface pas le sujet de la batterie sur le rechargeable, mais il évite d’assimiler toute la génération à un mauvais choix.

Avant de verser un acompte, demandez le VIN et faites vérifier auprès d’un atelier Ford si le véhicule a bien reçu l’intervention de rappel. Si le vendeur refuse ce contrôle ou ne fournit aucune trace de passage en atelier, gardez votre argent et passez à un autre exemplaire.

FAQ

Un Kuga PHEV concerné par le rappel peut-il encore rouler ?

Le constructeur demande de ne plus le recharger avant intervention et de l’utiliser comme un full hybrid en attendant le passage en atelier.

Le rappel 25SC4 coûte-t-il quelque chose à l’acheteur ?

Non. L’intervention liée à cette campagne est prise en charge intégralement par le constructeur.

Le courrier recommandé suffit-il comme preuve avant achat ?

Non. Un courrier indique qu’un véhicule est concerné, pas forcément que l’opération a été faite. Pour acheter sereinement, il faut une confirmation de traitement ou une vérification directe avec le VIN.

Un bon résultat au contrôle technique suffit-il à rassurer sur le PHEV ?

Non. Le contrôle technique donne une tendance sur la génération, mais il ne remplace pas la vérification d’une campagne de rappel touchant la batterie de traction.

Faut-il écarter tous les Kuga 3 à cause de ce rappel ?

Non. Le point de vigilance principal vise la version hybride rechargeable. Le reste de la génération conserve une image globale plus favorable en occasion.

Sources

Notez cet article

Repères éditoriaux

Les guides des Autos du Grenier distinguent le modèle, ses versions et l’état réel de l’exemplaire. Les points techniques, les limites et les sources utiles sont indiqués lorsque le sujet l’exige.

A

La rédaction des Autos du Grenier

Un média automobile éditorial indépendant

Cette page est publiée sous la signature de la rédaction. Les Autos du Grenier aide à choisir, comprendre et conserver une automobile, sans activité de vente, d’entretien ou de réparation.

  • versions, motorisations et différences utiles précisées ;
  • limites d’un conseil général clairement indiquées ;
  • corrections intégrées lorsqu’elles sont vérifiées.

Lire notre méthode éditoriale · Signaler une correction